Georges Riguet  > Son oeuvre  > Poèmes 

NOVEMBRE


ART LITTERAIRE

BOURGOGNE, SOL JOYEUX...

CANTILENE RUSTIQUE

CE BEAU TEMPS D'AUTOMNE

CHANSON D'ÉTÉ

CHÈRE SOUVENANCE

CIVILISATION

CYCLAMENS

DOUCES RACINES

IN MEMORIAM...

JE CROIS T'AVOIR TOUJOURS CONNUE

L'ÂME DU MORVAN

LA FORET

LA JOLIE RUE

LE BALLON

LE BONHEUR

LE CHEF DE GARE

LE CRAPAUD

LE DOMAINE INCONNU

LE PAYS D'OÙ JE VIENS

LE PAYS NATAL

LE PRINTEMPS QUI S'ÉVEILLE

LES HEURES

LES VIEUX CHEMINS

PAPILLON D'ÉTÉ

PAREIL AU VENT

POUR LES DEFUNTS DE LA PAROISSE

REVE D'ECOLIER

SOIR AU VILLAGE

SUR UN AIR DE VIELLE

Aux créneaux frileux de la nuit,
Le jour distille une aube triste.
Le soleil étrécit sa piste
Sous un, ciel où plus rien ne luit.

Couleur de rouillé et d'acajou,
Les frondaisons déguenillées,
Chaque jour plus déshabillées,
Ont perdu leur dernier: bijou.

Le vent mêlé de brume et d'eau
Roule des trains de feuilles mortes.
L'ombre est longue devant les portes;
La froid sur le coteau.

Tombent la châtaigne et le gland,
Quand le brouillard énigmatique
Lance un convoi fantomatique
De bateaux ivres sur l'étang.

0 pourrissement de l'été,
Morne espace et triste vêture!
A vau l'eau s'en va l'aventure
Et tout espoir est emporté'

L'hiver est au coin du balcon,
Tenant au poing son arme blanche.
Le gel a dépouillé la branche
Et promis au feu le buisson.

Jours sans oiseaux, - ciel1sans éclat
L'onde est grise au creux des citernes.
La vie a soufflé ses lanternes
Et remisé ses falbalas