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Poèmes de Renée Monamy Gillet Renée
Monamy Gillet naît à Paris, le 22 novembre 1941, et passe son enfance
près d'un grand-père bourguignon qui a force d'amour, réussira à lui
laisser, malgré la guerre, le souvenir d'une enfance heureuse. A sept
ans, elle rencontre son premier grand amour: Jean Richepin, dans son
premier livre d'école. Elle s'éprendra de tous les poètes qui auront
le bonheur de traîner dans les livres. A huit ans, Elle écrit au Père
Noël : " je voudrais voir un poète en vrai... " En 1991, elle rencontre
Georges Riguet, réalisant ainsi ce rêve d'enfant. Ce n'est qu'en 1980
qu'elle commence à écrire. Elle publie des poèmes : "Guernesey,
mon île..." ( édition bilingue, traduction anglaise du poète britannique
Kenneth V. Bailey ), "C'est un bien bel amour" et "Poétiquement
vôtre", puis des chansons : "Amore pizzicato" ( notation
musicale et harmonisation de Jacques Larguèze, pianiste ). Également
passionnée de théâtre, elle vient d'écrire sa première pièce pour
l'année 2002 qui sera "l'année Victor Hugo" : "Louise, Adèle, Gavroche
& les autres" ( avis aux théâtres intéressés ! )
LETTRE À L'ENFANT QUE J'ATTENDS A ma fille, Élisabeth
Campain
Je ne te dirai pas
ce temps passé sans toi
Que je vais oublier un beau jour de novembre Quand j'entendrai ton cri venu du fond de moi, De ces quatre saisons que nous passons ensemble. Il fera froid dehors, mais chaud entre mes bras, Et je te porterai tout près de la fenêtre Pour te montrer le ciel, et pour te dire tout bas Que la vie est sacrée, et qu'il est bien bon d'être. Et je te parlerai en mille mots d'amour, Murmures de douceur au creux de ton oreille. Il est long le chemin depuis le premier jour, Il y a tant à dire à l'esprit qui s'éveille. Je ferai refleurir aux branches de l'hiver Les roses du printemps et les feuilles d'automne. Tu entendras le vent aux orgues de la mer, Dans le lointain l'écho d'un angélus qui sonne. Au même instant que toi naîtra un autre enfant. Mais quel que soit son nom ou celui de sa terre De tous les corps brisés jaillit le même sang. Quand tu seras plus grand, ne lui fais pas la guerre ! Je te raconterai : " Il était une fois... " La Chanson de Roland et Jeanne la bergère, Henri IV et Hugo, de Gaulle et les Gaulois, L'histoire de la France et celle de ta mère. Pour que tu sois aussi sans reproche et sans peur, Pour que cessent un jour toutes les injustices, Il faudra te dresser devant l'enfant qui meurt Et les Christs insultés qu'on couronne d'épines. Par les rideaux ouverts, tu pourras voir l'étoile Qui guide vers jésus les bergers et les rois Et qui montre la route au marin sous la voile. Alors je sentirai tes doigts serrer ma main. La lune éclairera ton berceau en partance Et je verrai une ombre au milieu du chemin Mon fils de l'an deux mil, marchant vers l'espérance...
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