L'espérance,
Tu te demandes ce qu'elle est?
Et je te répondrai : une fleur, un souvenir,
une étoile
Tu te demandes qui en a les clés?
Et je te répondrai : Dieu, ta maman, ton ami
Tu te demandes ce qu'elle peut t'apporter?
Et je te répondrai : le courage, une joie,
une crainte
Tu te demandes pourquoi y croire?
Et je te répondrai : pour vivre,
tout simplement
Le refus :
Les mots se bousculent dans ma tête
et j'ai mal.
Le néant me broie dans son absurdité.
La tour s'effondre et elle est reconstruite
encore et encore avec les mêmes débris
Pourtant, d'où je suis, je crie.
J'étouffe, le regard des gens
mécrase
Je m'aveugle en voyant la puanteur du
monde dans le reflet de ces eaux sales
Je me noie dans un océan d'impuissance
Pourtant d'où je suis, je crie
Labsurdité du système
me jette dans un monde qui n'est pas le mien.
La rancur des gens me transperce
de toutes parts
Mon cur s'arrête, le temps
ne compte plus, tout est fini
Pourtant d'où je suis, je te
hurle et te lance mon cri : la vie n'est pas la mort, défends-la.
Une touche :
Je te désire belle comme le jour
Je te désire reine comme la nuit
Je te désire romantique comme
la lune
Je te désire brûlante comme
le soleil
Je te désire passionnée
comme locéan
Je te désire rebelle comme le
vent
Mais surtout je te désire toi
comme tu es
Le vent :
Je te vois invisible et pourtant terriblement
présent
Je tentends par delà les
montagnes mapporter les rugissements des océans
Je te sens mordant et fouettant mon
corps et mon âme jusquà la fin des temps
Ton goût est amer ou sucré
à la recherche dun parfait inaccessible
Ton odeur exquise me rempli dun
bonheur toujours imprévisible
Transportant les rires et les peurs,
la misère et lespérance je te vénère
Ô vent maître de la liberté
Texte laissé par Olivier
Griffet, le 15 décembre 2001